Pige pour Ouest France, édition de Saint-Lô (Calvados).
Basket - Nationale 3 féminine - 22e journée
Orly 58 - Ifs 63
Les Ifoises gagnent leur maintien de haute lutte
Face à Orly, 3e de la division, le CB Ifs devait impérativement gagner le dernier match de la saison pour éviter la loterie du classement par point et s’assurer un maintien en Nationale 3. Au terme d’un match très disputé et plein de rebondissements, ce fut chose faite.
Comme prévu, les Parisiennes mettaient la pression sur les Ifoises dès l’engagement. Défense très en hauteur et lutte sur chaque balle : malgré un match sans enjeu pour leur équipe, les locales n’entendaient pas se laisser faire. Pendant toute la première mi-temps, les Calvadosiennes ne trouvaient pas la parade à ce jeu agressif et se retrouvaient menées (11-4, 6e). Grâce à leur jeu résolument offensif – souvent à la limite de la faute – les joueuses d’Orly réussissaient à faire la course en tête (37-28 après 20 minutes).
De retour des vestiaires, les Ifoises parvenaient enfin à renverser la dynamique : défense de zone hermétique, plus de présence au rebond et mise à contribution du mètre 92 de Diagne dans la raquette adverse, telles étaient les recettes pour repasser en tête (40-41, 29e). En se repliant plus rapidement en défense, les Normandes empêchaient désormais les Parisiennes de conclure leurs incursions. En attaque, même tactique, les filles d’Ifs ne s’attardaient plus dans leur camp et effectuaient une montée de balle bien plus rapide. Au panier, Diagne se chargeait très bien de la conclusion (15 points pendant le match). Pourtant, au moment où l’on croyait les Calvadosiennes à l’abri (51-59, 38e), Orly revenait en trombe dans le match (58-59, 39e). Carole Delaune se chargeait alors de calmer les dernières ardeurs des Parisiennes en enchaînant quatre lancers francs. Un sans faute qui mettait son club hors d’atteinte et lui donnait la victoire 63 à 58.
Après la rencontre, Loïc Asseline, l’entraîneur ifois, était très satisfait de la prestation de ses joueuses : « Il fallait gagner et on l’a fait. On finit la saison sur une victoire, ce qui est très positif, d’autant plus que les filles se sont bien battues. Le résultat attendu est au rendez-vous : on se maintient. »
La fiche technique
Avenir sportif d’Orly 58 – Club basket d’Ifs B 63
Gymnase Desnos (Orly) – 30 spectateurs – Arbitres : Mme Ait Naïma et M. Mimou – Score par quart-temps : 17-16, 20-12, 6-19, 15-16
Interview téléphone du patron de la brasserie L’Océan diffusée dans les journaux de 5 heures et 6 h 30 de RTL le 21 mars (Ma première diffusion à l’antenne ! Même si on n’entend pas ma voix…).
C’était au cours de mon stage dans cette radio au mois de mars.
Le cargo a repris la mer (AFP)
Le cargo Artemis échoué depuis dix jours sur la plage vendéenne des Sables-d’Olonne dont il était devenu une attraction touristique, a été remis à flot jeudi après-midi par deux remorqueurs, à la faveur du retour de marées à fort coefficient.
Le journal de 6 h 30 d’Elizabeth Martichoux (je passe à la fin) :
Un blogueur dont je consulte souvent le site (Inside the USA) s’est amusé à lancer un concours de la meilleure traduction du fameux “Casse-toi pauvre con” de Sarkozy. La réplique lancée par le président à un quidam qui refusait de lui serrer la main pendant le salon de l’agriculture a fait l’objet d’un intense débat sur le bon vocabulaire à adopter… Je vous laisse juge :
“Sod off, bloody idiot” : « va-t’en, satané idiot » (traduction du Robert & Collins).
“Get out of here, you total jerk” : « Sors d’ici, benêt complet » (traduction selon Associated Press, américain).
Co-webmaster du site internet et du blog de mon club d’athlétisme, j’ai suivi un de nos athlètes qualifié sur 60 m haies cadet aux championnats de France des jeunes. J’ai voulu mettre en oeuvre les quelques techniques apprises à l’IPJ dans le cadre de nos cours de télé.
Voici le reportage vidéo que j’en ai tiré (6 min 30).
I.d Créatives 2008 à Paris
Un salon pour mettre la main à la pâte
Le salon des idées créatives ouvre ses portes au Parc floral de Paris du jeudi 14 au dimanche 17 février. Comme chaque année, les organisateurs promettent de réveiller le créateur qui sommeille en nous. Plus de cent ateliers sont proposés lors de cette édition. Visite guidée.
« Le salon qui secoue vos idées », c’est le slogan de l’édition 2008. Le point fort de ce rendez-vous annuel : les ateliers. Car ici, pas question de se contenter de déambuler passivement entre les stands. Au centre du pavillon qui accueille le salon, un espace « je teste » a été prévu pour toutes les coquettes et les élégantes en mal d’imagination. Le public, féminin en majorité, semble apprécier ces espaces. Au stand « scrapbooking », elles réalisent des cadres photo, des boîtes et toutes sortes d’objets décoratifs sans fonction particulière. Et ce en l’espace d’une heure ou deux.
Témoignages enthousiastes des participantes qui collent, découpent, tamponnent, colorient, peignent ou badigeonnent : « Quelque part, on retrouve une âme d’enfant, c’est un peu un retour à la maternelle. » Plus loin, une autre : « Exprimer ma créativité, c’est quelque chose que je ne fais pas assez souvent. Et ça fait du bien. » Enfin, une dernière conclut : « ça me donne des idées et des techniques que je n’avais pas. Je vais m’en servir à la maison. »
Pour mettre participer et laisser libre cours à votre imagination, il faudra tout de même mettre la main au porte-monnaie. Il vous en coûtera 8 € l’entrée et entre 5 et 30 € l’atelier. Entre « Ma lampe vitaminée », « Mon beau bijou de mur » ou « Mon tableau en lin », le choix est large.
Dans le coin nourriture du salon, un stand pas comme les autres attend les fanas du cacao. L’atelier « Mes gourmandises au chocolat » proposé par Maridée créations accueille les apprentis chocolatiers pour la modique somme de 5 €. Au programme, la réalisation de friandises alléchantes qui émoustilleront vos papilles. A la fin en effet, clou du spectacle, l’atelier s’achève par une dégustation de vos propres créations.
Chappatte est un dessinateur suisse dont les créations sont fréquemment reprises dans Courrier International. Il dessine pour le quotidien Le Temps (Genève) et pour l’International Herald Tribune (édité par le New York Times).
Ses dessins sur les années Chirac ont largement nourri le livre La France vue par les Suisses, paru aux éditions Glénat (il m’a été offert par mes camarades Ipéjistes pour mon anniversaire ).
Vous pouvez également retrouver ses cartoons sur le site Yahoo news dans cette rubrique.
Un petit florilège sur les élections américaines ci-dessous :
A un mois et demi du premier tour des élections municipales, que pense le maire de Paris candidat à sa réélection de la nationalisation du scrutin. Plusieurs personnalités au PS appellent à un vote sanction (Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn pour n’en citer que deux).
Je l’ai intercepté alors qu’il entrait au siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Voici ce qu’il a répondu à mon micro :
Couverture du numéro 1 de XXI (prononcez “vingt-et-un”)
Pour Marianne. [Lors des conférences du mercredi, notre prof de TBR - Techniques de base rédactionnelles - nous demande d'écrire un compte-rendu et de préciser le journal pour lequel nous choisissons d'écrire. La consigne : respecter le "contexte éditorial" du titre choisi... Son type de lecteur, sa fréquence de parution, sa ligne éditoriale, etc.
Cette fois-ci, j'ai choisi Marianne, hebdo polémique et jamais content.]
XXI : un journal à contre-courant
Nouveau venu au mois de janvier, le trimestriel lancé par le grand reporter Patrick de Saint-Exupéry et l’éditeur Laurent Beccaria se taille un joli succès en librairie. La recette ? Aller à contre-sens de toutes les tendances actuelles dans la presse.
Patrick de Saint-Exupéry le proclamait fièrement dans l’amphithéâtre de l’Institut pratique de journalisme mercredi 6 février : « La tendance actuelle de la presse est au 100 % pub et 0 % contenu. XXI, c’est le contraire : 0 % pub et 100 % de création. »
Au delà du slogan, ce nouveau magazine propose réellement un autre modèle, tant rédactionnel qu’économique. Et ça marche ! Sur les 40 000 exemplaires imprimés, la quasi-totalité a déjà été écoulée. Patrick de Saint-Exupéry, son rédacteur en chef, lauréat du prix Albert Londres (en 1991 pour une série de reportages sur le Liberia), ancien correspondant du Figaro à Moscou et auteur du livre polémique sur le rôle de la France au Rwanda (L’inavouable, Les Arènes, 2004), estime que la presse court à sa perte en diminuant sans cesse les formats des reportages : « En appliquant une logique financière au journalisme, les patrons de presse sont en train de scier la branche qui les porte. Lorsqu’on parle de consommateur plutôt que de lecteur, de contenu plutôt que d’article, on va dans le mur. » Patrick de Saint-Exupéry déplore la diminution des formats et la perte de valeur à l’œuvre actuellement dans la presse : « Les reportages de 2 feuillets n’apportent rien et sont le contraire de ce que ce genre devrait être : le contraire de la synthèse. » A tel point que ce dernier pense que le mot même de reportage a été galvaudé. A la place, il lui préfère le terme de récit, ou narrative writing, concept abandonné en France mais qui existe toujours aux Etats-Unis ou en Espagne avec The Atlantic Monthly ou El Pais. « L’ambition de XXI est de combler un manque dans le paysage français », précisait Patrick de Saint-Exupéry, qui complétait : « Revenir aux formats longs, 20 ou 30 feuillets, et rassembler toutes les familles du récit, tel est le concept de XXI. »
Mais ce choix a un prix. 15 euros le numéro, un montant qui risque d’être dissuasif pour certains. Le rédacteur en chef répond que XXI fait le même nombre de pages qu’un livre. Pour les fauchés ou ceux qui veulent maintenir le contact avec leur trimestriel entre deux numéros, il existe un site internet, www.leblogde21.com, tenu par Michaël Neuman, également présent à l’IPJ mercredi.
Mardi 8 janvier, Nicolas Sarkozy recevait 800 journalistes à l’Elysée. Alors qu’il apparaissait pour la première fois en difficulté depuis son élection - sondages de popularité en deça des 50 %, mesures sur le pouvoir d’achat contestées, critiques sur l’affichage de sa vie personnelle… - le chef de l’état a retourné la situation à son avantage.
Au terme d’une conférence de presse de plus de 2 heures, le président a fait montre de tous ses talents d’orateur et surclassé ses invités. Battus par KO : les journalistes.
Il est vrai que l’exercice était difficile pour ces derniers. Face à un challenger de tout premier ordre, qui profite de la moindre erreur dans l’expression pour déstabiliser et parfois ridiculiser son adversaire, il n’est pas aisé de poser des questions (im)pertinentes. Et quand bien même un valeureux titulaire de la carte de presse s’y essayait, le micro lui était retiré aussitôt sa question posée… Impossible de relancer le maître des lieux.
L’organisation de conférences de presse - a priori exercice foncièrement démocratique où le président est exposé à la contradiction - était pourtant réclamé depuis longtemps par la profession. Mitterrand et Chirac ne voulaient pas en entendre parler. Mais avec Sarkozy, c’en est fini de la prudence et de la rareté de la parole présidentielle. Désormais, c’est tous les trimestres que devrait avoir lieu l’événement.
Maintenant que l’on sait à quoi s’attendre, id est un exercice pas vraiment démocratique où les questionneurs sont en position d’infériorité, espérons que la presse se prépare mieux pour la prochaine édition… Voeux pieux ?
« Sur le ring, [Sarko] gagne à tous les coups puisque le match est truqué et l’adversaire de paille », écrivait Jean-Michel Thénard dans le Canard Enchaîné du 16 janvier.
Rendez-vous pour le match retour dans trois mois environ.
En attendant, je vous laisse écouter la chronique d’Hélène Jouan, chef du service politique de France Inter, le lendemain matin intitulée : « Et si Sarkozy était plus fort que nous ? »