L’insalubrité est l’un des principaux problèmes des villes sénégalaises. Face à un Etat absent, les populations se regroupent en associations pour assainir leur environnement. Mais il est nécessaire d’aller au-delà de la sensibilisation pour changer les mentalités et les comportements.
Des centaines de coups de pelle pour nettoyer la plage.
En ce mercredi matin, quelques trois cents habitants de Joal Fadiouth enterrent ou brûlent les ordures qui maculent le sable. Une initiative pour lutter contre la pollution marine, et faciliter l’accès et la reproduction des tortues.
Yassindié est membre de l’une des associations de femmes de la commune. Elle est heureuse de participer à ce projet.
La plage de Joal Fadiouth est classée Aire marine protégée (AMP) par le WWF depuis quatre ans. C’est sur son sable que des nids de tortue ont été aperçus pour la première fois au Sénégal l’année dernière.
Abdou Karim Sall est le président de l’AMP de Joal Fadiouth, il se réjouit de l’implication de la population.
Tout n’est pas gagné pour autant. Alors qu’ils ont passé plus de six heures à nettoyer la plage, certains participants jettent sur le sable les canettes de soda qu’ils viennent de boire.
Abdou Karim Sall ne perd pourtant pas espoir.
La commune de Joal Fadiouth lutte depuis plusieurs années contre la pollution. Un groupement d’intérêt économique a été créé l’année dernière pour recycler les ordures et les transformer en compost.
Les associations sensibilisent les habitants , qui prennent aujourd’hui conscience qu’ils sont responsables de la propreté de leur ville, et de leur plage.
Maureen Grisot à Joal Fadiouth , pour SUD FM.
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Heureusement, je suis guidée par le son des tamtams qui résonnent dans toute la rue. Sur le trottoir, une trentaine de femmes sont assises en cercle et dansent au rythme des percussions.
menthe préparé sur un andou thiouray, récipient posé à même le sol où sont déposées des braises. Une fois échangées les civilités d’usage, je dois rejoindre le groupe des femmes à l’extérieur. Je n’ai pas encore vu le bébé.




Dimanche, 9 h du matin. Je suis réveillée par les bêlements des moutons et les cris des enfants. J’ai passé une nuit affreuse, presque blanche, hantée par les klaxons, chants de femmes, prières, coups donnés à la grosse porte en fer en face de ma chambre. Je suis moite, l’électricité est brièvement revenue vers minuit pour disparaître de nouveau, nous condamnant à transpirer devant un ventilateur immobile.