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Opération de nettoyage à Joal

Posted by: Maureen Grisot | August 19, 2008 | No Comment |

L’insalubrité est l’un des principaux problèmes des villes sénégalaises. Face à un Etat absent, les populations se regroupent en associations pour assainir leur environnement. Mais il est nécessaire d’aller au-delà de la sensibilisation pour changer les mentalités et les comportements.

Des centaines de coups de pelle pour nettoyer la plage.
En ce mercredi matin, quelques trois cents habitants de Joal Fadiouth enterrent ou brûlent les ordures qui maculent le sable. Une initiative pour lutter contre la pollution marine, et faciliter l’accès et la reproduction des tortues.

Yassindié est membre de l’une des associations de femmes de la commune. Elle est heureuse de participer à ce projet.

La plage de Joal Fadiouth est classée Aire marine protégée (AMP) par le WWF depuis quatre ans. C’est sur son sable que des nids de tortue ont été aperçus pour la première fois au Sénégal l’année dernière.

Abdou Karim Sall est le président de l’AMP de Joal Fadiouth, il se réjouit de l’implication de la population.

Tout n’est pas gagné pour autant. Alors qu’ils ont passé plus de six heures à nettoyer la plage, certains participants jettent sur le sable les canettes de soda qu’ils viennent de boire.
Abdou Karim Sall ne perd pourtant pas espoir.

La commune de Joal Fadiouth lutte depuis plusieurs années contre la pollution. Un groupement d’intérêt économique a été créé l’année dernière pour recycler les ordures et les transformer en compost.

Les associations sensibilisent les habitants , qui prennent aujourd’hui conscience qu’ils sont responsables de la propreté de leur ville, et de leur plage.

Maureen Grisot à Joal Fadiouth , pour SUD FM.

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Jour de repos à Gorée

Posted by: Maureen Grisot | August 11, 2008 | 3 Comments |

Hier après-midi (je me suis couchée tard à cause du mariage d’Aldiouma et Alymana), escapade à Gorée avec Paco et Samba.

Rendez-vous à l’embarcadère, au port. Plusieurs touristes paient le prix fort (le double par rapport aux résidents). De mon côté, je deviens l’épouse de Paco pour faire des économies. La caissière n’a pas le courage de discuter.

Evidemment la chaloupe a du retard. N’oublions pas que nous sommes en Afrique. Ici, les choses se font quand on peut, et non pas quand on veut. Tout le monde se bouscule pour trouver les meilleures places sur le pont supérieur. Les toubabs perdent leur sang froid dans cette cohue moite et salée.

La traversée est mouvementée. Le capitaine fait fi des vagues et des courants et fonce droit devant. Mon estomac se soulève : Paco pense me soulager en me proposant une bière ; Samba pense me faire rire en mimant la Ola.

Un groupe de Libanais entonne des chants en arabe. Les Sénégalais jouent les indifférents, ils semblent habitués aux démonstrations excentriques des naar libanais.  Les communautés se côtoient mais ne se mélangent pas.

Arrivée sur l’île. Des “guides” nous assaillent en nous montrant leur fausse carte du ministère du tourisme. Paco n’en a pas besoin. C’est un Bay Fall : il connaît l’île pas coeur. 

C’est magnifique. Pardon de ne pas être originale, mais le mot convient parfaitement. Des couleurs, de la verdure, du sable, des maisons basses style colonial. On oublierait vite qu’on pénètre sur l’île de l’horreur s’il n’y avait la maison des esclaves.

Après le musée, petite balade dans l’île. On croise des touristes qui tentent de marchander. Je passe à côté en souriant avec mes potes. Ces non-initiés vont se faire plus arnaquer que moi, je jubile.

Après avoir bien transpiré, direction la plage.

Le sable est maculé de déchets. Je pose mon auguste “diay fondé” (grosses fesses en wolof, dixit Paco) sur un petit coin préalablement nettoyé. Le Dj diffuse des chansons sénégalaises, les gens mangent, boivent et dansent. Après un tour en mer, j’esquisse quelques pas de danse sur la plage. Les gens m’applaudissent : ils adorent quand on se lâche. Après m’être fait demander en mariage comme seconde épouse une demi-douzaine de fois, nous remballons les bières et reprenons la chaloupe. Un père de famille croisé sur la plage me lance des regards insistants. Je saute dans mon bus dès notre arrivée au port.

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La maison de Ouakam

Posted by: Maureen Grisot | August 11, 2008 | 2 Comments |

Je sous-loue la maison à un couple de Français rentrés au pays pour les vacances.

L’endroit est superbe, un peu grand pour une jeune fille seule !

Vue du jardin

La chambre

Vue du jardin : sur la gauche la cuisine et la chambre de la fille de Clotilde et Tristan, en face la chambre.

Tous les soirs vers 23 heures, le gardien s’assoit derrière la porte et veille (ou dort) jusqu’à 7 heures.

Le jardin
Mes amies les bestioles : dès que la nuit tombe, les cafards envahissent le jardin. Les plus téméraires se retrouvent dans mon lit : il va falloir que je trouve un moyen pour les dissuader de venir me tenir compagnie.

Avant qu’un bel éphèbe fasse le boulot, je m’arme de ma lampe torche et de ma bombe insecticide achetée chez Total. Je passe ma soirée et ma nuit à chasser ces bêtes immondes de mon lieu de vie, à la plus grande joie du gardien, qui hallucine de voir une Toubab terrorisée par des cafards…

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Un baptême à Dakar

Posted by: Maureen Grisot | August 7, 2008 | No Comment |

Une semaine après la naissance d’un enfant, sa famille se réunit pour lui donner un nom et verser le sang du mouton. Une fête en musique et en couleurs.

Aujourd’hui, on fête la naissance du septième enfant d’Abdou, vendeur d’art sénégalais au marché de sandaga. Après mon travail, je revêts mon nouveau boubou et tente de trouver la maison de Mariama, sa deuxième épouse, à Souboudioum, dans le quartier de la medina.
Heureusement, je suis guidée par le son des tamtams qui résonnent dans toute la rue. Sur le trottoir, une trentaine de femmes sont assises en cercle et dansent au rythme des percussions.

Abdou m’accueille et me guide dans l’allée exiguë qui dessert les pièces de la maison. Au bout de ce couloir extérieur, les hommes se réfugient dans une chambre pour trouver un peu de calme. Ils fument, boivent le thé à la menthe préparé sur un andou thiouray, récipient posé à même le sol où sont déposées des braises. Une fois échangées les civilités d’usage, je dois rejoindre le groupe des femmes à l’extérieur. Je n’ai pas encore vu le bébé.

Je me glisse entre la soeur d’Abdou et Seynabou, sa première épouse. La musique est assourdissante. Les femmes de la famille se relaient au centre du cercle pour danser le tié bou dièn : les pieds marquent le rythme des percussions dans un concours de vitesse et de grâce. Lorsque leurs visages se tournent vers moi, je prétexte une photo pour m’éclipser à l’intérieur : je ne me sens pas encore d’attaque pour les affronter.

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Le tié bou dièn

Posted by: Maureen Grisot | August 7, 2008 | No Comment |
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L’hivernage a commencé à Dakar il y a un peu moins d’un mois. Dans certains quartiers défavorisés de la capitale, cette saison rime avec inondation.

A Djeddah dhiaroye kao et Medina gounass, dans la banlieue nord, les premières inondations sont arrivées en 1989. Des paysans fuyant leur campagne à cause de la sécheresse s’étaient installés sans autorisations dans ces zones à l’époque complètement sèches. Pourtant, leurs maisons ont été submergées par les eaux dès les premières pluies qui ont suivi cette sécheresse.

Il a fallu attendre 17 et 18 ans pour qu’un bassin de retenue d’eau soit construit dans chacun de ces quartiers. Jusqu’alors, les habitants remblayaient les rues et leur maison avec des ordures d’autres quartiers payées aux charretiers.

Aujourd’hui, ils remarquent une amélioration de leur situation depuis la construction de ces bassins. Pourtant, l’eau n’a pas disparu du quartier. Les rues principales de Djeddah dhiaroye kao et Medina gounass sont inondées.

La station de pompage construite en 2005 est en panne. L’employé refuse de répondre à nos questions : Sattar, son employeur, ne tient pas à faire de vagues..

Les pannes ne sont pas le seul problème. A Medina gounass, le bord du bassin n’est pas protégé : les enfants risquent chaque jour de s’y noyer.

Cet espace éloigné des habitations et dépourvu d’éclairage municipal est prisé des bandits. Ce matin, un habitant s’est fait agresser alors qu’il marchait sur le chemin longeant le bassin.

Non pompées, les eaux stagnent dans les rues. Ces flaques nauséabondes sont prisées des moustiques qui y prolifèrent. Les habitants qui vivent à seulement quelques mètres contractent le paludisme. Leurs enfants en sont les premières victimes.

Maureen Grisot

Avec l’aide de Isseu Niang et Khady Niang, journalistes à SUD FM, Dakar, Sénégal.

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Un dimanche à la plage

Posted by: Maureen Grisot | August 5, 2008 | 2 Comments |
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Ouakam, un matin

Posted by: Maureen Grisot | August 4, 2008 | 1 Comment |


Dimanche, 9 h du matin. Je suis réveillée par les bêlements des moutons et les cris des enfants. J’ai passé une nuit affreuse, presque blanche, hantée par les klaxons, chants de femmes, prières, coups donnés à la grosse porte en fer en face de ma chambre. Je suis moite, l’électricité est brièvement revenue vers minuit pour disparaître de nouveau, nous condamnant à transpirer devant un ventilateur immobile.

Séparée de la rue par un mur, je perçois toute la vie du village qui se réveille : les freins d’un camion qui grincent, le marteau sur un bout de ferraille, les femmes qui vont au marché, des hommes qui devisent…
Je grimpe sur le toit de la maison. J’aperçois les deux hommes qui discutent au bord du chemin sableux qui fait office de route. Les femmes sont belles, actives et lascives. Mamoudou Ba lève la tête, me voit et m’accoste. Moi, Juliette encore mal réveillée, cheveux ébouriffés et la clope au bec, lui, Roméo fringant prêt à partir au travail. Il promet de m’emmener danser la semaine prochaine.
Je me lance dans Ouakam. Il est 9 h 30 et je suis déjà en nage. Les ruelles transpirent de vie. Des effluves nauséabonds se dégagent du bord de la route transformé en décharge sauvage. Les enfants sont partout. Les petits se réfugient dans les guêtres de leur mère quand ils me voient, les grands m’adressent de larges sourires.
Après avoir escaladé un monticule de terre qui me barre la route, j’arrive sur une grande place sableuse. Sous un arbre, une trentaine d’enfants écoutent religieusement le marabout. C’est l’école coranique.

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Manifestation de l’Autre Russie

Posted by: Maureen Grisot | March 24, 2008 | 3 Comments |

Des centaines de soldats, des camions anti-émeutes, plus de cent journalistes. Nous ne sommes pas en marge d’un sommet du G8, mais bien sur les lieux de la manifestation des opposants de l’Autre Russie à Moscou interdite par le Kremlin.

Au lendemain du scrutin présidentiel russe, des dizaines de membres du parti libéral se sont réunis place Tourguenevskaia pour s’opposer à l’élection de Dmitri Medvedev, candidat adoubé par Vladimir Poutine. Ils font écho au rassemblement autorisé de deux mille personnes à Saint-Pétersbourg autour de Garry Kasparov, porte-parole de l’Autre Russie. Read More…

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“Election” présidentielle à Moscou

Posted by: Maureen Grisot | March 11, 2008 | No Comment |

Quelques photos du jour du scrutin.
http://www.dailymotion.com/video/x4u2l9_scrutin-presidentiel-russe_webcam

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