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René Descordes, du calme naît la tempête

Voilà dix-sept ans que René Descordes consacre son temps et son énergie au syndicalisme. De la CFDT à Sud-Rail, il a fait de son engagement, un combat de tous les jours. Aujourd’hui, il est délégué du personnel Sud-Rail à Boulogne-sur-mer. Même si ce n’est pas facile tous les jours, il le revendique haut et fort : il est syndicaliste, et il l’assume.

Calme et impulsif. Reservé et revendicatif. Il est des hommes qu’il est difficile de saisir aux premiers abords. Des hommes qui intriguent par leur dualité. René Descordes est de ceux-là.

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Les municipales : enjeu local ou national?

« Je m’engagerai parce que le concept même d’élection dépolitisée est absurde ». Le 8 janvier, Nicolas Sarkozy ouvre le débat sur une éventuelle nationalisation du scrutin. Des déclarations suivies de près par celle de François Hollande et du Parti Socialiste. Depuis, chaque rang est revenu sur ses déclarations. La question demeure entière sur l’enjeu réel du scrutin. Interview de Patrick Bloche, directeur de campagne de Bertrand Delanoë.

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France Télévisions : y a-t-il une vie après la pub?

Début d’année difficile pour les 317 employés de France Télévisions Publicité (FTP). Le 8 janvier dernier, ils apprennent en direct, et par le président de la République la mort annoncée de leur activité. Depuis, ils réfléchissent à l’avenir de leur régie mais surtout à leur avenir à eux.

« Zéro licenciement » chez France Télévisions Publicité. C’est ce qu’a assuré le 18 janvier la ministre de la culture et de la communication Christine Albanel. Avant de préciser qu’il appartenait bien évidemment « aux dirigeants de France Télévisions de porter le dossier ». « La direction commence d’ores et déjà à bloquer certains postes dans le groupe » pour les employés de la régie, assure Dominique Savi, du syndicat USNA-CFTC. Mais pour beaucoup, cela signifie un « virage à 180 degrés ». La moitié des effectifs de la régie n’a en effet pas d’équivalence au sein du groupe. Il s’agit des métiers purement « commerciaux », bien loin de la vocation de France Télévisions. Continue reading this entry »


La leçon de chant de Bernard Kouchner

En visite officielle à Berlin à l’occasion du conseil des ministres franco-allemand, notre ministre des affaires étrangères s’est lancé dans un rap endiablé avec son homologue allemand. Ce morceau des deux “ténors” de la diplomatie européenne aura sans nul doute permis de promouvoir l’”harmonie” franco-allemande.Le Canard enchainé raconte même que Nicolas Sarkozy lui aurait demandé de pousser à nouveau la chansonnette dans l’avion du retour. A quand le prochain morceau?


Le blocage des universités vu par la presse : vers une radicalisation du mouvement ?

imgp0122.JPGLe blocage des universités vu par la presse : vers une radicalisation du mouvement ?

Affrontements, divisions, à en croire la presse, le mouvement de protestation des universités françaises a pris ces derniers jours une tournure radicale. C’est à travers les universités emblématiques du mouvement que les journaux abordent la question. Zoom sur les facs à la pointe de la contestation .

«Camaraderie interdite » entre les “pro” et “anti-blocage” à Nanterre selon le site rue89. En effet, les affrontements verbaux entre les deux camps par lesquels avait débuté la journée ont fini par laisser la place à une violence nettement plus physique avec l’intervention musclée des forces de l’ordre. Intitulé « intervention musclée sous les applaudissements » le titre de l’article est pour le moins évocateur. Un épisode policier qui n’est d’ailleurs pas passé inaperçu Outre-Manche puisque c’est ce que le Times a retenu du mouvement autour d’un slogan phare : « allez les bleus !» au moment de “l’assault” de la police. Un jeu de mot révélateur pour le journal du soutien apporté par certains “anti-blocage” aux policiers. Le blocage de cette université considérée comme l’emblème de mai 68 y est décrit comme le fait d’une minorité. L’exemple de Rennes II vient étayer cette thèse : lundi, à l’insu des 62% d’ étudiants qui avaient voté contre la reconduction du mouvement,le blocage a été maintenu. Ce qui a eu pour conséquence logique le renforcement des divisions entre les étudiants.

Une violence orchestrée? C’est ce que pensent certains étudiants de Nanterre qui avancent la thèse de la manipulation. L’Unef s’interroge dans l’Humanité sur les raisons d’une telle intervention policière. Le barrage filtrant des grévistes ne justifiait pas selon lui la présence d’une quinzaine de cars de police et le déploiement de gendarmes mobiles. Une idée que l’on retrouve dans Libération avec la prise de position du maître de conférence en économie Jean-Richard Helie. La décision du président de l’université Audéoud est perçue comme une volonté d’attiser violence et tension.

Le blocage vu de l’intérieur par Libération (qui se targue d’être le seul journal à avoir pu accéder à l’AG) souligne la difficulté des grévistes à formuler des contre-propositions claires et réalistes. Les assemblées générales fonctionnent à la manière d’un microcosme, comme à Tolbiac, dont le fonctionnement repose sur les habitudes acquises lors de la lutte contre le CPE .

Le point de vue développé dans les articles du Monde a d’ailleurs provoqué le mécontentement des concernés. Ces derniers sont venus manifester leur colère jusque devant le siège du journal. Leurs collègues de Libération n’ont pas été épargné.


La magie de la grève: le vide, la foule, la foule, le vide


Quand Françoise de Panafieu se lance dans la télévision..

ça donne ça : les Parisiens censés poser des questions à la future candidate aux municipales ne sont autres que les militants UMP eux-mêmes que l’on retrouve en arrière plan en pleine distribution de tracts. Comment dire..raté !


Grève dans le Nord avec un train d’avance

Qu’on se le dise : dans le Nord, on aime cultiver sa différence. Alors, mouvement national ou pas dans les transports en commun, c’est avec une longueur d’avance que le coup d’envoi de la grève a été donné à Lille. Dès 16 heures à la gare de Lille Flandres, certains trains accusaient déjà du retard, tandis que d’autres étaient tout simplement annulés.
Un petit avant goût de la grève qui aura permis aux Lillois de prendre leurs marques en prévision des journées à venir..


La fureur du samedi soir pour les barmen parisiens.

Pour les barmen, la Coupe du Monde de Rugby n’est pas une sinécure. Si les spectateurs profitent de la soirée, les professionnels sont sur tension et travaillent dès aujourd’hui.

Instinct grégaire. Tendance instinctive qui pousse des individus d’une même espèce à se rassembler et à adopter un même comportement. Les bars de la capitale comptent bien tirer profit de cette définition, samedi soir, pour la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby qui oppose la France à l’Angleterre. « On met la barre encore plus haut que la semaine dernière » affirme en riant Gilles Despreaux du Play Off Club-House (IXème). A trois jours du choc, rien n’est laissé au hasard. Les commandes de bière, ont été multipliées par deux. « On a même réquisitionné trois personnes de plus pour faire face à l’affluence ». L’objectif est clair : faire du chiffre d’affaire, même si les barmen ne veulent pas s’étendre sur le sujet. Gilles est pressé, on est en train de lui livrer deux palettes de steaks !

« Trois fois plus de consommations »

Dans les bars familiaux comme le « Bouquet » où les mégots traînent au sol, on attend plus de monde samedi soir. Sami Belchachir, le jeune serveur n’y va pas par quatre chemins : «On espère entre 90 et 100 personnes, et trois fois plus de consommations qu’un samedi normal». L’écran géant qui trône au milieu de la salle sera spécialement allumé pour l’occasion : c’est d’ailleurs l’élément incontournable de la soirée ! Mais pas de stress particulier, comme le dit Sami : « c’est mon métier ».

Si Jean-Paul Baptiste, barman rue Notre-Dame de Lorette, sera « stressé », ce sera plus par le match en lui même que par son organisation. Il compte bien déléguer aux autres pour profiter de l’événement, et n’oublie pas le côté festif de la soirée : « on va inviter tous nos amis, ça va être la grosse java » Déguisements et maquillage sont au programme : « on sera tous dans l’ambiance du match ». Et si l’équipe est débordée, il consent quand même à leur prêter main-forte. Il compte sur les ralentis si par malheur il devait rater un essai. Et puis, « on refera le match en troisième mi-temps avec les aficionados », quitte à fermer plus tard.

Et en cas de victoire, la soirée risque de se prolonger, mais pour Gilles « il est hors de question de dépasser une heure du matin », l’heure légale avec une Licence IV. Demain, debout à 7h pour préparer l’autre demi-finale !


Les communistes revendiquent leur place dans la coalition de gauche aux municipales

pc1.jpgParis, 25 octobre 2007 « Si l’objectif est la victoire de la gauche aux municipales, il faut que toute la gauche soit au rendez-vous », et donc que « les communistes aient toute leur place dans la majorité » a déclaré mercredi Ian Brossat, le nouveau porte-parole du Parti Communiste (PC).

S’il est question d’un « grand rassemblement de la gauche » autour de l’actuel maire, Bertrand Delanoë, c’est que « la victoire les 9 et 16 mars prochains n’est pas acquise », a expliqué Ian Brossat.

Il parle d’un « bon bilan de la première mandature de la gauche depuis 2001 auquel le PCF a bien participé ». Un bilan qui l’amène à revendiquer l’obtention d’au moins onze postes de conseillers municipaux comme c’est le cas actuellement.

Si aucun accord n’a encore été conclu avec le PS, le PC revendique une tête de liste dans un arrondissement détenu par la droite. Aucun nom n’a encore été avancé. Les candidats devraient être désignés à la mi-novembre par le comité départemental.

« On veut donner de l’avenir à nos idées » s’est exprimé Patrice Bessac, secrétaire du PC à Paris. Pour lui, l’élection hier de Ian Brossat, 27 ans, comme porte-parole est « un signal clair ».

La « bataille du logement pour tous » est l’une des grandes orientations de leur projet. Le porte-parole a rappelé l’objectif de construction de 10 000 logements sociaux par an, en misant sur la « qualité ».

Le projet communiste des municipales sera présenté le 8 novembre lors d’une réunion publique.