Accusé de détention de faux documents administratifs, Hafid Jari veut retourner au Maroc

Travail IPJ - Compte-rendu de l’audience des comparutions immédiates de la 23ème chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris – Le 12 mars 2008.

« Monsieur Jari, levez-vous ». L’air soucieux, la démarche maladroite, c’est un homme courbé et inquiet qui se lève à la demande de la juge des comparutions immédiates de la 23ème chambre correctionnelle de Paris, ce mercredi 12 mars.Ce résident parisien d’origine marocaine est jugé pour détention frauduleuse de documents administratifs, plus particulièrement de trois attestations d’assurance maladie et d’un titre de séjour, dont il a tenté de se débarrasser lors de son interpellation. Déjà condamné pour des faits similaires le 6 décembre 2006, et placé sous le coup d’une mesure de reconduite à la frontière, l’homme nie les faits. « J’ai trouvé ces documents dans une poubelle, dix minutes avant que la police ne m’arrête. Je ne les ai pas examinés et je ne voulais pas les vendre. Je m’apprêtais à les rapporter à la police », se défend-il. Il affirme également ne pas connaître l’identité des personnes aux noms desquels ces documents sont adressés.

Employé illégalement comme commis de cuisine dans un restaurant de la capitale depuis 10 ans, pour un salaire de 800 euros par mois, Hafid Jari réside sans papiers en France depuis 15 ans. « Alors comment cela se fait-il que vous soyez toujours sur le territoire français ? », demande la juge. Le prévenu baisse alors les yeux et fait jouer la corde sensible : « Je n’ai personne au Maroc. Mes deux frères sont en France, et je n’ai pas de passeport marocain. Je l’ai perdu il y a dix ans, et le pays ne veut pas m’en fournir un nouveau », s’explique-t-il. Orphelin, le prévenu ne dispose plus que d’une propriété au Maroc, ayant appartenu à sa mère.

Deux ans de prison et une interdiction de séjourner sur le territoire

« Monsieur Jari a décidé de vivre dans l’illégalité et a bravé la décision du tribunal, qui lui a sommé de quitté le pays », martèle l’avocat général.

« Mais je suis prêt maintenant à retourner au Maroc », plaide Hafid Jari. Décision que son avocate ne manque pas de souligner à la juge : « L’incarcération de mon client viendrait compromettre sa démarche. D’autant plus qu’il disposera d’un toit une fois revenu là-bas ». «  Et sur le plan moral, il est louable que malgré sa clandestinité mon client ait travaillé pour la société », ajoute-t-elle.

Deux ans de prison et une interdiction de séjourner sur le territoire français sont requis par l’avocat général. A l’énoncé de la peine, le prévenu se passe nerveusement la langue sur les lèvres. Malgré l’ombre qui a envahi la partie du tribunal dans laquelle il se tient, le public lit aisément la peur sur son visage.

« J’ai vraiment trouvé ces papiers dans une poubelle, Madame », répète Hafid Jari à l’attention de la juge. « Je veux rentrer dans mon pays », ajoute-t-il avec un ton suppliant.

Menottes repassées au poignet, Hafid Jari quitte le tribunal, la tête baissée.

Le tribunal rendra son délibéré dans la soirée.

Interview exclusive de Douglas Kennedy

Caroline Thabeault : Comment avez-vous eu envie de décrire la descente aux enfers de personnages dont la vie semble pourtant tranquille ?

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C.T : Comment faites-vous pour raconter l’histoire à la première personne quand votre narratrice est une femme ?

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C.T : La Femme du Vème est différent de vos autres romans, notamment la fin…

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C.T : Pourquoi avoir choisi Paris, et plus particulièrement les Vème et Xème arrondissements, comme lieu de ce récit ?

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C.T : Combien de temps mettez-vous pour écrire un roman ?

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C.T : De quel roman êtes-vous le plus fier ?

kennedy-question-4.mp3 C.T : Quels sont vos auteurs préférés, ceux qui vous inspirent ?

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Des salons pour l’emploi à Montrouge et Gennevilliers

Travail IPJ - Journal école type cahier central Le Parisien Hauts-de-Seine

Pages 24 heures - Flash

Les forums pour l’emploi sont à l’honneur cette semaine dans les Hauts-de-Seine. Mardi à Montrouge et jeudi à Gennevilliers, recruteurs, conseillers de l’ANPE et représentants des conseils généraux se réunissent afin d’apporter leur aide aux demandeurs d’emplois. Ces derniers, munis de leur CV, peuvent proposer leur candidature aux sociétés représentées, ou simplement recueillir des conseils pour un entretien futur ou un changement d’orientation.

Dans les deux cas, les municipalités ont mis l’accent sur la proximité. « Venir au Forum permet d’avoir un premier contact physique avec les recruteurs. Cela peut jouer en notre faveur lors d’un entretien ultérieur », explique Jamila, 48 ans, au chômage technique depuis cinq mois.

Organisés tous les deux ans, ces salons permettent à de nombreux demandeurs d’emploi de nouer des contacts décisifs pour une future embauche.

Le projet de téléphérique abandonné

Travail IPJ - Journal école type cahier central Le Parisien Hauts-de-Seine

Pages 24 heures

L’idée faisait rêver André Santini. Mais le maire UMP d’Issy-les-Moulineaux a dû renoncer à son projet de construction d’un téléphérique qui relierait le quartier de la mairie à celui du Fort. Qualifié de « grande innovation » par la droite et vivement dénoncé par l’association Actevi – Touche pas à mon ciel, sa proposition a finalement été abandonnée. Read more »

XXI ou le récit du réel

Travail IPJ - Compte-rendu de conférence

Reportages écrits, reportages photographiques, bande-dessinées ou encore dessins, ce sont les composants de XXI, le nouveau magazine que l’un de ses créateurs, Patrick de Saint-Exupéry, est venu présenter lors d’une conférence, le mercredi 6 février, à l’Institut Pratique de Journalisme. Read more »

Métier d’enseignant : Michel Rocard « agressé » par le Figaro explique les raisons de sa démission de la commission Pochard

Travail IPJ - Type dépêche AFP

Politique - éducation – presse - Rocard

 PARIS, 1er fev 2008 (AFP) – Michel Rocard accuse le Figaro d’être à l’origine de sa démission de la commission Pochard sur la revalorisation du métier d’enseignant, après l’avoir « agressé » sur la question de la rémunération des enseignants au mérite, dans un article paru dans le quotidien jeudi, dans une interview accordé à Libération vendredi. Read more »

Interview de Joël Mansel

Travail IPJ

Note biographique

 Joël Mansel, actuel candidat UMP à la mairie de Trielle sur Seine, dans les Yvelines, est un homme politique autodidacte.

Très jeune, il a commencé sa carrière professionnelle dans une grande entreprise de télécommunications. Bien des années après, il est nommé au poste de chargé des relations extérieures des Yvelines, toujours dans cette même entreprise.

En 1995, la mairie de Trielle lui propose le poste de président d’association sportive. Il abandonne alors son poste pour celui de conseiller municipal aux Sports.

En 2001, il devient adjoint du maire.

Lors de l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, dont il est un sympathisant de longue date, c’est “tout naturellement”, d’après ses propres termes, qu’il rejoint l’UMP.

Son objectif est aujourd’hui de remporter la mairie de Trielle sur Seine, ville de 12.000 habitants, se posant ainsi comme dissident face au maire sortant.

Interview de Joël Mansel sur la question de la nationalisation des élections municipales de mars 2008

Question : Nicolas Sarkozy a qualifié les élections municipales de mars prochain de test national. Qu’en pensez-vous ?

Joël Mansel : Les enjeux des élections municipales de mars 2008 sont des enjeux à la fois locaux et nationaux, cela ne fait aucun doute. Ce qui d’ailleurs représente pour moi un problème de taille. Il y a un risque important que ce soit l’action du gouvernement qui soit jugée. Il existe un danger que les gens votent pour ou contre le gouvernement, et non pas pour ou contre les élus locaux. Le soir des résultats du deuxième tour de scrutin, il y a de fortes chances que l’on entende les journalistes faire des commentaires à l’échelle nationale. Du type : le gouvernement a gagné, ou a été sanctionné.

Q : Comment jaugez-vous l’appréciation du travail de l’UMP au niveau national en ce moment ?

 J.M : La cote de popularité de Nicolas Sarkozy a été dernièrement évaluée à la baisse, ce qui est problématique. On est tous mal à l’aise avec ça, car cela ne fait aucun doute que cela va peser dans la balance.

Q : Comment vous sentez-vous à la veille des élections municipales ?

J.M : Je me présente en tant que dissident contre le maire sortant. Je suis donc dans une position difficile pour me faire connaître. Mais je continue à privilégier les enjeux locaux, en allant régulièrement à la rencontre des habitants de Trielle. Je me sens proche des gens, et j’essaye de leur montrer du mieux que je peux. Je suis convaincu que je peux apporter une alternative à la mairie d’aujourd’hui.

Q : Recevez-vous un bon accueil de la part des électeurs ?

J.M : Le manque d’intérêt des habitants de la commune pour les enjeux locaux de leur ville me désole. Lorsque je vais à la rencontre des électeurs, il me posent plus de questions sur mon avis concernant l’action du gouvernement et les multiples polémiques qui déchirent le monde de la politique en ce moment, que sur mes propositions pour améliorer leurs propres condition de vie. A croire que l’idylle entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni intéresse plus que l’amélioration des transports ou la réduction de la pollution dans les zones citadines.

Q : Comment expliquez-vous ces comportements ?

J.M : Les médias sont responsables de cet engouement des gens pour les histoires privées des politiques. On est à des milliers de lieues des préoccupations locales.


Bernard Poncet, un défenseur de salarié passionné et admiré

Travail IPJ

Ce représentant de salarié de la société pharmaceutique Pfizer est admiré pour ses qualités d’écoute et de dialogue. Vingt ans de carrière n’ont pas érodé son amour pour la défense des droits du personnel.

“Maintenant nous allons regarder les choses en face.” Sourire aux lèvres, Bernard Poncet plaisante tout en enlevant les lunettes de soleil qu’il portait en entrant dans le hall de la Maison des Syndicats d’Evry, dans l’Essonne.

Lunettes de vue enfoncées sur le nez, élégant dans son costume gris anthracite, ce représentant de salarié de l’entreprise Pfizer âgé de 60 ans présente fièrement ses multiples casquettes. Après avoir fait des études de médecine et de droit, Bernard Poncet est aujourd’hui conseiller juridique pour Force Ouvrière pour l’Union départementale de l’Essonne, ainsi que pour la Fédération Pharmacie. Il est également conseiller prud’hommal et négociateur pour les différentes branches de l’industrie pharmaceutique. C’est donc du haut de ses vingt ans de carrière que le syndicaliste explique les raisons de son engagement : “Il existe aujourd’hui beaucoup d’inégalités qui ont tendance à augmenter de manière exponentielle. Il y a en France de plus en plus de gens qui ont un salaire, mais qui n’ont pas la capacité de trouver un logement”, regrette-t-il. Read more »

Thomas Dandois, un journaliste en quête de vérité

Travail IPJ

Cet ancien élève de l’Institut Pratique de Journalisme est venu témoigner, lors d’une conférence dans les locaux de l’école le 30 janvier, de son expérience au Niger. Accusé « d’intelligence avec des bandes armées » lors d’un reportage sur la rébellion Touareg, son caméraman Pierre Creisson et lui ont été emprisonnés pendant un mois. Il raconte.

« C’est le devoir du journaliste d’aller là où on ne veut pas qu’on aille. » C’est en ces termes que Thomas Dandois, journaliste reporter d’images, travaillant pour la société de production Camikaze, justifie son départ pour le Niger. Parti avec son collaborateur Pierre Creisson, leur objectif était de réaliser un reportage sur la rébellion Touareg, qui accuse l’état de ne pas respecter les accords signés en 1995. “ Mais les autorités n’autorisent personne à pénétrer dans cette région du nord pour traiter ce conflit, regrette Thomas Dandois. C’est la raison pour laquelle on a un peu magouillé”. Read more »

Jean-Marie Pontaut et Eric Pelletier, deux journalistes de l’humanité

Travail IPJ - Compte-rendu de conférence

Collecter, lire, trier, classer…C’est le travail que Jean-Marie Pontaut, rédacteur en chef de l’Express et Eric Pelletier, grand reporter du magazine, ont effectué pendant deux ans pour aboutir au recueil des archives confidentielles de la gendarmerie entre 1940 et 1944 en France. Une expérience humaine qu’il sont venus raconter à l’Institut Pratique de Journalisme, le 30 janvier dernier. Read more »

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