9
May
2008

La situation inextricable des clandestins0

Le procureur de la XXIIIe chambre correctionnelle de Paris requiert deux ans de prison pour une bagarre qui a mal tourné. “ La peine proposée n’est pas adaptée, elle n’a pas de vertu pédagogique ”, déplore Maître Marjolaine Sharaf, l’avocate du prévenu.
L’homme de 34 ans comparaît pour avoir commis “ des violences en réunion ayant entraîné une incapacité de travail temporaire de dix jours ” pour sa victime. Il est clandestin et dit être né en Egypte. Il apparaît fatigué et un peu hagard après près de deux jours de détention et tente, maladroitement, de se justifier. Il a travaillé pendant trois mois sur un chantier, sans être déclaré. Il avait été recruté par un membre de la communauté égyptienne mais celui-ci ne l’a jamais payé. Le prévenu lui a alors donné rendez-vous. “ J’ai voulu récupérer mon argent, je lui ai laissé le temps de me payer. Je me suis énervé car il ne voulait pas me payer, il m’a frappé, je l’ai frappé ”, déclare-t-il à la cour, dans un français mal assuré.
Selon les déclarations de la victime, trois personnes l’ont frappé. “ Non, il n’y avait qu’un ami avec moi ”, affirme le prévenu. “ J’ai appelé la police juste après ”, ajoute-t-il. La présidente du tribunal rappelle alors que le clandestin égyptien a essayé de persuader la victime de retirer sa plainte. Une fois encore, le prévenu la corrige. “ C’est lui qui m’a appelé. Il voulait retirer sa plainte contre de l’argent ”, indique-t-il.

Ne juger que les faits de violences
L’affaire reflète la situation inextricable des personnes sans titre de séjour. Le suspect est arrivé en France à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui, il se trouve dans l’incapacité de régulariser sa situation. Il n’a pas effectué son service militaire dans son pays d’origine et par conséquent il n’apparaît pas dans les registres de ce pays. Il n’est donc pas considéré comme ressortissant par l’Egypte. Il ne possède qu’une photocopie d’un passeport égyptien périmé depuis 3 ans.
En France, il est considéré comme clandestin. Depuis son arrivée, il a été condamné à neuf reprises et a fait l’objet de plusieurs mesures d’interdiction du territoire. La dernière date du 20 août 2001, pour une durée de dix ans. Un point que son avocate porte à l’attention de la cour. “ Le code pénal précise qu’une mesure de reconduite à la frontière doit être appliquée dans une période de cinq années. Cette dernière condamnation n’a plus à être prise en compte ” . Les magistrats ne retiennent pas ce point.
Le procureur tient à expliquer que seule la bagarre est aujourd’hui jugée, pas l’illégalité de la présence du suspect sur le territoire français. Pourtant, son réquisitoire est basé sur la clandestinité du prévenu. “ Voilà ce qui arrive quand on décide de se situer dans l’illégalité ”, répète-t-elle. “ On exige un salaire pour un travail illégal. ” La défense relève ce point, car il n’existe pas d’autre solution pour un sans papier que d’être employé au noir et pour ces travailleurs, “ il est impossible d’en appeler aux prud’hommes ”.
Une demi-heure aura suffi pour examiner cette affaire. “ C’est de l’abattage, admet Maître Sharaf. On a l’impression de ne servir à rien. Il y a un temps incompressible pour traiter chaque cas, mais avec autant d’affaires, on n’a pas le recul pour analyser et comprendre la situation. ”
L’avocate aurait préféré un sursis et une mise à l’épreuve, mais elle sait que son client sera condamné. “ Je pense qu’il va prendre douze mois, compte tenu de son passé ”, déclare-t-elle dans les couloirs, dans l’attente des délibérés.

24
February
2008

LFP 2 – Canal+ 00

Le match pour l’attribution des droits de retransmission du championnat de football français a commencé en novembre dernier. La Ligue professionnelle de football (LFP) a gagné en janvier deux batailles juridiques face à Canal +. Le Conseil d’Etat et le tribunal de grande instance de Paris ont débouté la chaîne cryptée.

Les deux parties ne souhaitent pas que cet affrontement soit résumé à une histoire de gros sous. Pour justifier sa décision , la LFP reproche à Canal + sa situation de monopole dans la production d’images de matchs de football. « La LFP veut recréer une situation de concurrence qui a disparu en même tant que TPS », explique-t-on à la Ligue.
Une même situation de monopole que la chaîne dénonce si la LFP filme les matchs dans le but de revendre les images aux diffuseurs. Le Conseil d’Etat a conclu le 11 janvier qu’il était incompétent à trancher le litige : il ne constituerait pas « un problème d’exercice d’une prérogative de puissance publique ».
Problème : le désaccord n’est pas tranché puisque le Conseil d’Etat n’est pas la bonne juridiction. Canal + a donc annoncé qu’il allait « examiner toutes les voies légales pour remettre en cause le choix unilatéral par lequel la LFP s’est arrogé le monopole de la production des images de la L1 ».

Suspense jusqu’au 19 février

La procédure lancée par la chaîne cryptée devant le tribunal de grande instance de Paris lui a aussi donné tord, le 18 janvier. Cette fois-ci, Canal + demandait la suspension de l’appel d’offres, en attendant un jugement du même tribunal sur la validité de l’appel. le litige porte sur la validité même de l’appel d’offres de la LFP. Les droits de retransmission du football français a été divisés en 12 lots pour les quatre saisons jusqu’en 2012. Le double par rapport au précédent appel à candidatures. La possibilité d’un magazine programmé le dimanche soir, des négociations directes avec les opérateurs si l’appel d’offres échoue ainsi qu’un prix minimum par lot font partie des autres points de confrontation.
Réponse le 19 février. D’ici là, la phase d’enchères pour la retransmission des droits télévisés pourrait être terminée. Le 31 janvier, la LFP a repoussé d’une semaine sa décision. Les sommes proposées par les différents opérateurs ne sont pas assez élevées. La décision du TGI peut permettre à Canal + de remporter le match sur tapis vert.

1
February
2008

Quand les PV de gendarmerie retracent la Seconde Guerre mondiale0

LIVRE. Deux journalistes de L’Express ont consulté les rapports classés secrets de la gendarmerie de 1940 à 1945. L’ouvrage qui en résulte raconte la vie quotidienne pendant le conflit, vue par les forces de l’ordre.

« Nous avons regardé ces archives avec notre œil de journalistes », explique Eric Pelletier. Ce grand reporter a coécrit avec Jean-Marie Pontaut, rédacteur en chef de L’Express, Chronique de la France occupée, Rapports confidentiels de la gendarmerie. Ce livre, par de nombreuses nouvelles tirées des procès verbaux rédigés par les représentants de l’Etat, relatent la « petite histoire » des Français à cette époque.
Ces fragiles papiers fourmillent d’anecdotes, qu’il a fallu trier de la masse de procès-verbaux qui concernaient le fonctionnement des brigades. « Deux jeunes journalistes nous ont été », précise Eric Pelletier. Les petites histoires sont divisées en quatre grands thèmes : la déportation, la résistance, la vie quotidienne et la libération.
Les faits consignés sont parfois touchants, parfois révoltants. « Un médecin a essayé d’écraser des Juifs avec sa voiture, raconte Jean-Marie Pontaut. Il a été arrêté par les forces de l’ordre. Quand les gendarmes lui ont demandé pourquoi, il a répondu que son beau-frère, qui travaillait au tribunal, lui avait assuré qu’il ne risquait rien en écrasant un Juif. » Face à ces actes que Jean-Marie Pontaut qualifie de « saloperie », des personnages historiques apparaissent, comme Jean Moulin, et les gestes de bravoures se dessinent. « Un gendarme rapporte qu’un résistant s’est évadé de l’hôpital où il était gardé, se remémore le rédacteur en chef. En fait, c’est ce gendarme qui a organisé cette évasion, mais il ne peut le dire. »
Le plus important pour les deux journalistes était « de rédiger un livre sur la vie quotidienne des Français, pas un livre sur la gendarmerie ». « On connaît mal les détails, l’extrême pauvreté de la population, même à la campagne », admet Jean-Marie Pontaut. Les maquis ont particulièrement retenu l’attention des auteurs. « Les gendarmes sont les premiers témoins de la résistance, indique Eric Pelletier. Ils rencontrent les jeunes qui ont fui le service du travail obligatoire, pour qu’ils ne basculent pas dans la lutte armée. » Leur proximité avec la population, surtout dans les zones rurales, représente un atout.
Le livre ne se veut pas un travail d’historien : il raconte ce qui peut toucher maintenant de cette époque troublée en France.

15
January
2008

Les tablettes du Café Alto : une pause au milieu du trafic0

Les assidus du Café Alto s’arrêtent souvent sur les trois tablettes accrochées à la rambarde de la sortie voiture du parking Haussmann Galeries Lafayette. Mais pour les simples passants, et ils arrivent de tous les cotés, elles sont comme invisibles. La tablette centrale attire les clients. Normal, c’est là que le sucre et les cuillers attendent le consommateur et que la poubelle en plastique transparent réceptionne les gobelets usagés. D’ailleurs, deux hommes y sont accoudés, discutant avec un troisième. Les voitures, deux-roues et piétons pressés qui défilent tout autour d’eux ne les dérangent pas. Un expresso, une cigarette, un appel téléphonique et cinq minutes de pause suffisent. Une dizaine de touristes prennent déjà leur place. Chacun commande un café, un cappuccino ou un chocolat, servi dans un gobelet en carton. Certains savourent, d’autres s’empressent de boire. Une femme recueille la mousse de son cappuccino avec sa cuiller pour la liper. Les passants continuent d’ignorer ce moment de détente qui se déroule à moins d’un mètre d’eux. La seule qui leur prête attention est une mendiante : elle leur demande de l’argent ou de la nourriture. Tous refusent. Quelques instants plus tard, ils décident de poursuivre leur visite de la capitale et s’éloignent des tablettes par petits groupes.

9
January
2008

Les présidents de clubs se divisent sur la répartition des droits0

A l’heure des appels d’offre pour les droits de retransmission du football français, Canal + n’entend pas payer autant qu’en 2005. Sept présidents de clubs se sont unis pour faire face à ce qu’ils considèrent comme une menace à la qualité de la Ligue 1. Ils s’opposent aux présidents des clubs plus modestes, qui souhaitent eux aussi une augmentation des droits mais veulent que les recettes soient mieux réparties.

La ligue de football professionnel a mis en vente les droits de retransmission du football français le 29 novembre dernier. Si Canal + avait déboursé 600 millions d’euros en 2005 pour 3 saisons, afin de mettre à terre son concurrent TPS, la chaîne n’envisage pas de débourser autant pour acquérir les droits de retransmissions jusqu’en 2012.
Or, les droits de retransmission financent à 50 % le football français. Moins d’argent signifie moins de joueurs de qualité. C’est l’argument avancé par sept présidents de clubs qui ont fondé le FAP, Football avenir professionnel. Ils envisagent de faire monter les enchères. « La valeur de la totalité des droits, incluant le mobile et Internet, représentent, je l’ai dit, entre 800 et 900 millions annuels pendant les quatre prochaines années», soutient Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique lyonnais. Il avait estimé que, pour les droits télévisés, 750 millions par saison représentaient un minimum.
Les présidents justifient cette augmentation : « Les audiences sont en hausse quand Canal + choisit les affiches telles que Lyon-Marseille » explique Jean-Michel Aulas. Bref, plus d’argent pour les clubs médiatiques. Car si la règle veut une répartition des droits télévisés équitables entre les clubs, la réalité est tout autre : ce sont les grands qui en profitent. Désormais, les « petits » clubs ne veulent plus de cette différence de traitement qu’ils subissent puisque ce sont les chaînes qui choisissent les matchs diffusés.
Francis Decourrière, le président du football club de Valenciennes, critique ouvertement la création du FAP. Pour lui, « il faudrait d’abord distribuer les droits télés d’une manière équitable. En Angleterre, qu’on prend toujours en exemple, le premier a 75 millions et le dernier 45. Chez nous, le premier a 46 et le dernier 13. » Plus que l’équité, les clubs modestes réclament une justification sportive des matchs retransmis. « Nous, on demande de la transparence, de la justice et de l’équité », poursuit Francis Decourrière.
Le recours porté par Canal + devant le Conseil d’Etat, réclamant la suspension des appels d’offres télévisés, relance le suspens sur le prix des droits de retransmissions. Les présidents, quelle que soit leur motivation, s’accordent sur un unique point : la Ligue 1 a besoin de plus d’argent. «Le pire du pire serait que chacun récupère ses droits télé» conclut Francis Decourrière.

14
December
2007

« La distribution de tracts, c’est d’abord un contact »0

Pour Anthony Klein, la campagne pour les élections municipales du 9 et 16 mars 2008 commencent par la distribution de tracts aux habitants de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Pour ce militant du Parti socialiste, cette première étape est essentielle car elle permet un contact humain avec les électeurs potentiels.

« Nous sommes à l’entrée du marché car nous n’avons pas le droit d’y entrer pour distribuer nos tracts », déplore Anthony Klein. « C’est une loi datant de Vichy . » Ce militant socialiste d’une cinquantaine d’années participe à sa quatrième campagne de distribution depuis 2005. Samedi, il était placé à proximité du marché Marceau, place du 8 Mai 1945, à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Les passants acceptent facilement les papiers qu’il leur tend. « L’accueil est positif. C’est plus facile quand les élections sont locales. Les gens sont plus enclins à poser des questions. » Les passants sont intrigués par la photographie du candidat socialiste, Jean-André Lasserre. En effet, celui-ci est peu connu. « Ils veulent savoir qui il est, depuis combien de temps il est en politique ? », précise Anthony. « Quand le tract parle d’une question nationale, les clivages sont plus marqués, l’accueil plus distant. »

Convaincre les électeurs en étant présent
Avant d’arriver dans les mains des passants, les tracts ont parcouru un long chemin. Il n’y a pas de section locale du PS à Courbevoie. « Les papiers arrivent directement chez un militant de la ville », explique Anthony. Ils ont d’abord transité par Montrouge, Sèvres ou la Garenne-Colombes. « Aujourd’hui, Urbain a amené les tracts sur notre lieu de rendez-vous, près du marché. » Une entreprise de communication s’est occupée de les livrer les tracts. « Cette dépense entre dans les comptes de campagne, la législation est sévère », rappelle-t-il.
Dans la grande majorité des cas, l’échange ne dure que quelques secondes. Mais il reste essentiel pour le militant. « La distribution de tracts est le seul vrai contact physique avec l’électeur, le postage, les sites Internet, c’est bien, mais impersonnel », remarque Anthony. « D’ailleurs, nous avons été les premiers à pratiquer la distribution ambulante, à ne pas rester planté, droit, pour rencontrer plus de personnes. » Un moyen d’après le militant de les convaincre.

Un duel gauche-droite déséquilibré

Jacques Kossowski, l’actuel maire (UMP) aura pour principal adversaire le socialiste Jean-André Lasserre. Ce dernier devrait présenter une liste commune avec le Parti communiste français et les Verts.
Jacques Kossowski est maire depuis juin 1995 et député des Hauts-de-Seine depuis 1997. En 2001, il a remporté les élections au deuxième tour avec 64, 63% des voix. Le conseil municipal compte 41 élus issus de la liste du maire, 8 de l’opposition. En 2001, Le PS, le PCF et les verts avaient présenté une liste commune, Courbevoie-Ensemble.
Jean-André Lasserre s’était déjà présenté contre Jacques Kossowski lors des dernières élections législatives. Auparavant, il avait été élu dans le 20e arrondissement de Paris en 1995.
De nombreux sujets vont animer la campagne, mais le plus polémique est l’avenir du quartier de la Défense, partagé avec Puteaux et Nanterre. Le débat porte sur la construction de nouvelles tours.

17
November
2007

Guy Drut à la tête de l’AMA ?0

Je suis très choquée que Guy Drut soit le mieux placé pour prendre la tête de l’agence mondiale antidopage. Non pas que je doute de sa volonté. Mais cet ancien athlète a été mélé à des affaires louches en politique. Comment peut-on dans ce cas lui confier la responsabilité d’une agence qui se doit d’être impartiale et doit traquer la malhonnêteté ?

Je ne suis pas dupe, je sais que le sport est gangréné par le dopage et pas seulement le cyclisme et l’athlétisme. Je sais qu’il est difficile de trouver un consensus qui satisfasse toutes les fédérations lors d’une nomination à la tête d’une agence mondiale quelle qu’elle soit. Mais n’existe-t-il aucun ex-sportif propre et honnête qui aurait pu prendre cette place.

A croire que non. Et c’est bien là le drame.

14
November
2007

une victoire qui fait plaisir0

La victoire et la manière !

Il n’y a rien d’autre à retenir du match de l’OM à Gerland. J’ai retrouvé cette éqipe que j’aime tant, qui n’abandonne pas, qui mouille le maillot, qui résiste jusqu’au bout.

Personne (et même pas moi) ne donnait cher du 19e du championnat sur la pelouse du 1er. Bien que Gerland réussisse plutôt bien aux Marseillais. Les Phocéens sortaient d’une semaine difficile (défaite en championnat et en ligue des champions). Les Lyonnais étaient portés par leur large succès face à Stutggart.

Mais les Marseillais ont fait preuve d’une envie sans faille. Le début de match était intense, se concluant malheureusement par un but de Juninho, après une bourde défensive de Julien Rodriguez. Le drame. L’OM a toujours un mal fou à revenir. Lyon allait lui donner des coups de pousse. La défense était à la traine, notamment Beladj et Cléber Anderson. L’occasion était trop belle de faire plier le champion indiscutable de la Ligue 1.

Niang a brillé, prouvé qu’il vaut au moins autant en qualité que Djibril Cissé.

Et que dire de Steve Mandanda. Exceptionnel!!!! Ses multiples arrêts ont permis à l’OM de gagner. Carrasso retrouvera-t-il sa place de titulaire ? Le débat est lancé. De nombreuses voix se lèvent pour appeler à sa sélection en équipe de France. C’est peut-être un peu précipité, mais se serait mérité. La concrrence sera rude, Raymond Domenech semble vouloir donner sa chance jusqu’au bout à Michael Landreau et Sébastien Frey a déjà l’expérience du haut niveau en Italie.

J’espère que ce match ne sera pas un simple sursaut d’orgueil. La trève internationale ne permettra pas de confirmer rapidement les espoirs des supporteurs. Souhaitons surtout qu’elle ne coupe pas la dynamique marseillaise. 

8
November
2007

Attirer de nouveaux lecteurs, la raison de madepeche.com0

La Dépêche du Midi a lancé un site Internet pour et par ses lecteurs parallèlement à son site officiel. Le lecteur est directement interpellé et impliqué par les contenus. Chacun à son échelle peut participer au site, et peut-être, et cela semble le but, reviendra à la version papier du quotidien.

C’est à vous que le site madepeche.com s’adresse, vous qu’il veut interpeller, impliquer, faire réagir. Vous, simple visiteur ou lecteur assidu. L’utilisation de la 2e personne du pluriel donne une impression de proximité. On parle au lecteur de ce qui l’intéresse d’une manière plus directe que dans le journal la Dépêche du Midi. Les rubriques du site sont explicites : vos infos, sport, vos bons plans, votre vie. Aucun des départements où le quotidien paraît n’est oublié dans la page d’accueil, le site ne se concentre pas sur Toulouse.
Dès son arrivée sur le site , le visiteur sait qu’il peut participer au contenu en publiant articles, photographies ou vidéos. Il peut aussi donner son avis sur une question d’actualité. La rédaction par des amateurs est évidente. Si la correction des articles est une bonne surprise, le message essentiel n’apparaît pas toujours dès le début et surtout on peut noter de nombreux décalages avec la charte typographique du quotidien. Cela laisse supposer que seules l’orthographe et la syntaxe est corrigée par des professionnels.
La variété de rédacteurs et la volonté de faire de la place à tous les départements ont un défaut : la hiérarchie de l’information est plus qu’aléatoire. Comptes-rendus sportifs précèdent annonces culturelles et suivent réactions sur la politique du gouvernement. C’est l’heure de publication qui décide du classement de l’information, pas sa pertinence, sa qualité ou son actualité.
Le but affiché est de rapprocher le lecteur du quotidien régional la Dépêche du Midi. Les liens avec la société mère sont clairs : possibilité de télécharger la version PDF du quotidien, de s’abonner et même offre spéciale pour les 18-24 ans. L’impression de proximité et d’accessibilité des articles offre un concept intéressant, qui peut attirer les jeunes, lectorat qui fait cruellement défaut à la Dépêche du Midi. La simplicité d’utilisation du site est un atout supplémentaire.

6
November
2007

petite curiosité versaillaise1

J’ai profité du week-end prolongé pour explorer les “hauts lieux” de la culture parisienne : les grands magasins, Disneyland et le château de Versailles.

Il n’y a pas à dire : ce château est absolument manifique et la galerie des glaces restaurée vaut vraiment le coup d’oeil. Mais c’est un panneau dans les jardins qui a retenu mon attention.

versailles-034.JPG

Un panneau assez quelconque. Non, rgardez mieux l’avant-dernière ligne. Ce zoom va vous aider.

versailles-035.JPG

 Et oui, depuis 3 ans, ce bosquet devrait être rouvert au public. Petit conseil : ne donnez pas une date quand vous ne la tiendrez pas.

Ceci marche aussi pour les travaux de rénovation de la gare Saint-Charles à Marseille, dont la fin prévue était fin 2002. Aux dernières nouvelles, les ouvriers s’activent toujours.